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Retour sur “Sky Skiing”

"Le ciel à ski" : Les coulisses du tournage, avec Fred Fugen

Photo Vincent Cotte / Red Bull Content Pool

Et hop ! C’est encore un passage des Soul Flyers au journal de 20h, sur TF1… Pour la télévision, Fred Fugen est revenu sur le tournage du fameux clip “Sky Skiing”, “Le ciel à ski”, qui a fait un énorme buzz. Quelques jours plus tôt, Fred s’était déjà confié à Red Bull en donnant d’autres détails sur ce tournage hors normes. On fait le point.

Par Bruno Passe, source Red Bull Content Pool

À La Clusaz, Fred Fugen a expliqué les coulisses du tournage aux journalistes de TF1, à partir des sauts d’entraînement à Dubaï, pour maitriser les skis en chute libre. Sauter à ski dans le désert, c’est peu commun !

(Lien vers le Replay TF1)

Il a ensuite expliqué qu’aucun pilote d’hélicoptère n’ayant accepté de monter son télésiège en altitude, il a fallu trouver une solution, et ça a été avec une montgolfière. À la fin du reportage, Fred a confié aux téléspectateurs comment il a rend hommage à Vince Reffet, son regretté partenaire, durant le tournage de ce projet qu’ils avaient imaginé ensemble.

Quelques jours plus tôt, Fred avait donné plus de détails pour la presse écrite, via Red Bull. L’idée de départ était un enchaînement jamais réalisé, un peu comme le “Skycombo au Mont Blanc”, une première que Fred avait réussie avec Vince. Pour rappel, c’était un saut de freefly à deux, en partant à plus de 10.000 mètres d’altitude à la verticale du Mont Blanc, une ouverture des parachutes au-dessus de son sommet et un vol dans ses reliefs, avant de rejoindre la vallée pour l’atterrissage (voir article “Skycombo” au Mont Blanc” paru dans le ParaMag n° 326 de juillet 2014).

Fred Fugen durant son entraînement avec les skis, à Dubaï. Photo Vincent Cotte / Red Bull Content Pool

Même en solo, ce nouveau saut avec des skis aux pieds, depuis une altitude de 6.500 m, enchaînant quelques figures de chute libre et atterrissant sur une pente pour un grand final de speedriding était déjà une première mondiale, un nouveau et fameux “skycombo”… Mais il a été ajouté un autre élément de taille : sauter depuis un télésiège !

Une grande partie de l’entraînement pour le projet a eu lieu dans le ciel de Dubaï, Fred Fugen étant accompagné de son ami et caméraman Vincent Cotte sur plus de 150 sauts d’entraînement. “Vous imaginez : j’ai sauté au-dessus du désert, avec des skis aux pieds, pendant un mois… Les gens nous regardaient bizarrement”.

Une fois terminée la phase de l’entraînement en chute avec les skis, l’attention s’est portée sur La Clusaz, en Haute-Savoie, pour la partie “speedriding”. La difficulté pour cette phase du tournage, c’était que Fred utilisait une aile de chute, de parachutisme.

C’est une voile différente de celles qui sont habituellement utilisées pour le speedriding, où les athlètes combinent un mélange de freestyle à ski et de parapente. Fred explique : “Cette aile fait 8 mètres carrés et elle bombarde, mais c’est une aile de parachutisme, pas de speedriding. On peut faire du speedriding avec, mais elle n’est pas faite pour ça. J’ai dû m’habituer à tout l’équipement en faisant toutes sortes de runs, pour savoir ce que j’allais faire le jour J !”

Fred Fugen utilise le harnais Mutant, mis au point par Vince Reffet. Cet équipement spécifique est reconnaissable par la position des élévateurs, plus basse que la normale. Photo Vincent Cotte / Red Bull Content Pool.

L’innovation technique qu’apporte le harnais Mutant, développé par Vince Reffet et désormais utilisé en compétition de pilotage sous voile, était un plus pour cette nouvelle cascade. “Cela a permis de transformer un harnais classique en sellette de speedriding, en passant les élévateurs d’un point haut à un point bas. On se retrouve donc accroché par le bassin et non plus par les épaules, et on peut skier. Sans cette évolution technique, nous n’aurions peut-être jamais eu l’idée de ce projet” explique Fred.

La station de La Clusaz a été choisie comme lieu de tournage du projet pour des raisons à la fois pratiques et personnelles. Fred explique : “Nous habitions juste à côté avec Vince et nous avons fait beaucoup de choses là-bas… Et la pente et l’altitude de la montagne correspondaient aussi à ce que je voulais faire”. Comme la chorégraphie dure 45 secondes et démarre par un saut en parachute depuis une hauteur de 4.000 m, il fallait ajouter ces 4.000 m au-dessus du sommet à survoler. Et comme le sommet de La Clusaz est à 2 500 m d’altitude, cela amenait le départ du saut à 6.500 m. “Au-dessus, il faut de l’oxygène en chute libre et je voulais éviter cela, car sauter avec un masque et des bouteilles est très contraignant” précise Fred. Il en avait déjà fait l’expérience, avec Vince, pour le “Skycombo” au Mont Blanc”.

Finalement c’est une montgolfière qui embarque Fred Fugen et son télésiège. Photo Dom Daher / Red Bull Content Pool

Fred revient sur ce départ de saut unique : un télésiège à 6.500 mètres ! “Cette idée s’est développée suite à une discussion sur la dimension un peu “déjà-vue” du départ en hélicoptère. Avec Vince, nous avions imaginé sauter à skis depuis un avion tranche arrière, mais c’était trop compliqué pour de nombreuses raisons. Et quand on m’a parlé du télésiège, je l’ai tout de suite visualisé et je me suis dit que ce serait un truc de dingue ! Nous avons cherché un hélicoptère auquel nous pourrions l’accrocher, mais aucun pilote n’a accepté. Nous avons donc opté pour une montgolfière… et ça a très bien marché ! J’ai volé pendant une demi-heure dans le télésiège, j’étais très bien assis. C’était très drôle et surtout inédit, du moins à ma connaissance ! »

Fred Fugen en montée à 6.500 mètres dans le télésiège. Photo Dom Daher / Red Bull Content Pool

En final, les conditions d’enneigement n’étaient pas optimales et il a fallu faire une pause de trois mois entre les premiers entraînements et la production. Fred conclut : “Je suis heureux et soulagé d’avoir pu mettre sur pied ce projet complexe avec l’aide de Dino Raffault, le réalisateur de la vidéo. Au total, nous avons effectué une quinzaine de sauts en quatre jours pour tourner tous les plans que nous avions en tête.”

Après la chute libre avec les skis, Fred Fugen s’éclate en speedriding. Photo Vincent Cotte / Red Bull Content Pool

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