C'est la quatrième année consécutive que le Nord 2501 "Noratlas" était présent pour le traditionnel rendez-vous des parachutistes dans la baie du mont Saint-Michel, aux alentours de la fête de la Saint-Michel, le 29 septembre. À chaque fois, ParaMag couvre l'évènement qui a donc déjà fait l'objet de plusieurs articles. Alors, fallait-il encore en publier un cette année ? La rédaction ne voulant pas lasser ses lecteurs, c'est à eux que la question a été posée, sur les réseaux sociaux et via un sondage. La réponse a été "oui" dans une grande majorité.
Par Bruno Passe
N.D.L.R. : Cet article est en deux parties. Vous êtes ici dans la partie 1, voici le lien pour accéder à la partie 2.
En 2022, il y a eu l'Antonov 2 et encore bien avant, en 2017 et en 2018, le Dakota. Pour sa quatrième venue consécutive (depuis 2023), le Noratlas était une fois de plus très attendu. Sa mise en place rend les sauts sur le Mont-Saint-Michel accessibles à 81 "chuteurs" et 72 "reconstituants" en ouverture automatique, répartis en six rotations.
S'il fallait résumer cette journée du samedi 26 septembre 2026 en une seule phrase, ce serait : "Sauter du dernier Noratlas en état de vol, au-dessus du Mont-Saint-Michel, pour célébrer la Saint-Michel, patron des parachutistes". Une journée pour un seul saut, mais qui représente aussi un voyage dans le temps, autour des trois références que sont : le Mont-Saint-Michel - Saint-Michel, patron des parachutistes - le Nord 2501 "Noratlas" numéro 105.
Si vous ne savez pas à quoi se rapportent ces références, ou si vous voulez perfectionner votre culture parachutiste, nous vous invitons à retrouver les explications en bas de page.
Aux alentours du 29 septembre, qui en 2026 tombait un mardi, le Noratlas n'est pas le seul avion à larguer dans la baie du mont Saint-Michel pour cette célébration aux multiples facettes, où se reconnaissent parachutistes militaires et civils. Cette année comme les précédentes, il y avait aussi le Dakota C47 "Pegasus" et le Cessna Caravan d'Abeille Parachutisme (voir encart ci-dessous "Et encore des largages…"). À noter que le Noratlas et le Dakota étaient déjà en place la semaine précédente pour les largages d'unités militaires (EM COS, STAT, AMSCC).
Sous la houlette de Kesa'Co Parachutisme et la direction technique d'Arnaud Couturon, l'organisation autour du Noratlas est bien rodée et la journée se déroule toujours selon le même programme.
En ce samedi 26 septembre 2026, ils étaient de nouveau 81 parachutistes à avoir rendez-vous dès 8 heures du matin à l'Auberge de la Baie, à Pontorson, en vue du Mont-Saint-Michel. Bien que privé, ce rassemblement est ouvert à tous les genres de parachutistes : civils, sportifs, professionnels, militaires, reconstituants. Tandis que les reconstituants (voir la définition en bas de page) étaient déjà en place sur l'aéroport de Dinard-Pleurtuit, les chuteurs se préparaient à embarquer dans les bus, à proximité de ce qui serait bientôt leur zone d'atterrissage, dans les herbus.
Direction Dinard
Les bus ont donc pris la direction de l'aéroport, à une quarantaine de minutes de route, où le Noratlas 105 et son équipage étaient déjà mobilisés pour les trois premières rotations, réservées aux reconstituants de l'association Airborne Center. Le programme prévoyait pour eux des largages en ouverture automatique, à une altitude de 300 mètres, dans les herbus de la baie.
Les 72 reconstituants étaient répartis en trois rotations, à raison de 24 parachutistes par rotation, accompagnés des largueurs. Après chaque largage, effectué en deux passages de 12, le Noratlas reprenait la direction de Dinard.

Les reconstituants de l'association Airborne Center s'apprêtent à embarquer dans le Noratlas. Photo Pascal Durox
Pour les chuteurs, comme lors des années précédentes, le rendez-vous était fixé dès le lever du jour, même pour ceux qui ne devaient sauter que plusieurs heures plus tard. Cette précaution permettait de modifier l'ordre des largages si les conditions météorologiques ou les contraintes opérationnelles l'imposaient.
Arrivés sur place, à Dinard, les chuteurs attendaient leur tour, les groupes étant déjà constitués, conformément à l'organisation mise en place en amont par Kesa'co Parachutisme. Les 81 chuteurs étaient répartis en trois rotations de 27 parachutistes.
Les dernières consignes ont été rappelées aux chuteurs, notamment celles concernant les embarquements, les largages et la zone d'atterrissage dans les herbus. Les groupes et les chefs d'avion étaient déjà connus des participants, grâce aux informations diffusées avant le rassemblement.
Cette année, la météo était parfaite. Le ciel était dégagé, le soleil brillait et les conditions de vent étaient favorables sur l'ensemble du secteur. Contrairement à certaines éditions précédentes, aucune averse ni aucun problème mécanique n'est venu perturber le programme. Cette fois, les délais étaient uniquement ceux imposés par le fonctionnement normal de l'opération.
L'attente…et ses anecdotes !
Sur l'aéroport de Dinard-Pleurtuit, il ne restait plus aux chuteurs qu'à attendre leur tour.
Le vol jusqu'à la baie du mont Saint-Michel demande une vingtaine de minutes. Chaque rotation aller-retour dure environ quarante minutes, auxquelles s'ajoutent les opérations au sol. Avant que les premiers chuteurs puissent embarquer, il leur fallait donc patienter pendant les trois rotations prévues pour les reconstituants, soit environ deux bonnes heures, suivies d'une petite pause pour l'équipage.

Largage des reconstituants de Airborne Center, depuis le Noratlas et à proximité du Mont-Saint-Michel. Photo Arthur Briquet
Ils avaient donc largement le temps de retrouver des connaissances, d'en faire de nouvelles, de discuter entre parachutistes venus de différentes régions, de différent pays. L'attente fait partie de ce type de rassemblement et elle permet de découvrir la plus jeune participante : Chloé Cortier, une passagère tandem de 25 ans, et le doyen : Louis Baconnier, 84 ans (voir article de 2025).
L'attente permettait également d'observer un autre groupe de reconstituants, ceux d'Airborne School France Bretagne, qui s'apprêtaient à sauter du Dakota C47 "Pegasus", présent sur le tarmac. Elle permettait aussi d'acheter quelques goodies et souvenirs – casquettes, écussons, posters - pour soutenir l'association Le Noratlas de Provence, qui fête cette année les 70 ans de la machine (voir en bas de page).

Mélange des genres entre parachutistes, sur l'aéroport de Dinard-Pleurtuit, en attendant d'embarquer dans le Noratlas. Photo Bruno Passe
Pour quelques distrait(e)s, l'attente a été presque trop courte : entre celui qui était tellement occupé à discuter qu'il en a oublié de passer de l'autre coté de la barrière pour embarquer, celui qui est arrivé directement à Dinard en voiture, mais tellement en retard qu'il a du courir vraiment très-très vite afin de pouvoir embarquer dans le Noratlas quasiment au roulage (voir photo), et celle qui a oublié "casque-alti-lunettes" dans le bus et qui a du chercher du matériel de prêt.
Cet oubli a été vite réparé par Guy Marceaux qui lui a prêté l'essentiel : un altimètre. Étant cameraman sur un groupe de vol relatif à 7, il n'avait pas vraiment besoin de son altimètre. Ce qu'il ne pouvait pas prévoir, c'est qu'il allait en fait sauter tout seul… Suite à un contre-ordre du largueur, il s'est retrouvé désolidarisé de son groupe. Pauvre Guy qui a chuté en solitaire, à 3500 mètres au-dessus de la baie (et sans altimètre) ! Le plus désolant pour lui c'est qu'il n'a pas pu faire cette année cette magnifique photo du Mont-Saint-Michel aligné pile au milieu de la formation VR.

Sur l'aéroport de Dinard-Pleurtuit, entre deux rotation du Noratlas, les reconstituants de l'association Airborne School embarquent dans le Dakota. Photo Bruno Passe
Au tour des chuteurs
Les embarquements des chuteurs se sont succédés par groupes de 27, suivant le programme établi et sous la conduite des chefs d'avion et de l'équipage. À bord du Noratlas, chacun retrouvait les particularités de cet avion : la soute, les banquettes latérales, le bruit des moteurs et les deux portes de largage. Pour certains, c'était une découverte ; pour d'autres, des retrouvailles avec un appareil dont ils avaient déjà sauté, parfois plusieurs décennies auparavant ou lors des éditions précédentes.
Après le décollage de Dinard, la montée vers l'altitude et le point de largage permettait aux groupes de savourer ce voyage dans le temps. Cette année, aucune couche nuageuse ne masquait la baie du Mont-Saint-Michel. La visibilité était excellente et les parachutistes étaient guillerets en se dirigeant vers les portes de sortie, tandis que leurs altimètres indiquaient une altitude généreuse de 3500 mètres.
Les largages se sont déroulés sans encombre. Vol relatif, freefly, wingsuit, tandem ou sauts individuels : les pratiques étaient variées, sans recherche particulière de performance. L'objectif commun était avant tout de sauter de ce Noratlas, au-dessus de la baie, avec le Mont-Saint-Michel en toile de fond.

Cyrille Debon (à gauche) et Frank Chavan, un simple VR-2, mais bien aligné sur le Couesnon, il montre toute la beauté du site vu du ciel. Depuis les parkings et le hameau de La Caserne (au centre gauche de la photo), où se concentrent les hôtels, les restaurants, le départ des navettes, etc., le barrage du Couesnon, le pont-passerelle qui permet d'accéder au mont, les prés salés, etc. Photo Julien Dieutre
Après la chute libre, les parachutistes ont rejoint sous voile la zone d'atterrissage prévue dans les herbus. Les conditions météorologiques sont restées favorables tout au long de la séance.
Les trois rotations de chuteurs se sont enchaînées sans interruption particulière : rien n'est venu contrarier les largages.

Parmi les nombreux drapeaux déployés par les parachutistes durant cette journée particulière : le drapeau canadien. Photo Michelle Passe
Du posé à la cérémonie
Une fois au sol, les parachutistes ont replié leur matériel et retrouvé les autres participants à proximité de la zone d'atterrissage. Tandis que le Noratlas poursuivait ses allers-retours avec Dinard, ceux qui avaient sauté dans les premières rotations avaient eu le temps de voir arriver les suivants, tout en dégustant les délicieuses galettes-saucisses proposées par l'association des Amis du Souvenir et de la Liberté du Mont-Saint-Michel, qui avait mis en place une restauration rapide à proximité de la zone d'atterrissage, dans les herbus. C'est elle qui a, cette année encore, apporté son soutien logistique aux opérations de largage (et d'atterrissage) des parachutistes dans la baie du mont Saint-Michel.

L'association des Amis du Souvenir et de la Liberté du Mont-Saint-Michel a mis en place une restauration rapide à proximité de la zone d'atterrissage, dans les herbus. Photo Pascal Durox
Au terme des six rotations du Noratlas, les 72 reconstituants et les 81 chuteurs avaient pu effectuer leur saut, conformément au programme prévu. Ensuite, le Dakota C47 "Pegasus" poursuivait les largages avec un autre groupe de reconstituants, ceux du RCPT (Round Canopy Parachute Team), répartis en trois rotations, et qui continuaient à animer le ciel de multiples coupoles, pour le plaisir des nombreux touristes, admirant le spectacle.
Après les sauts, le rassemblement s'est prolongé au Mont-Saint-Michel, pour la traditionnelle cérémonie de la Saint-Michel. Les parachutistes qui souhaitaient y participer ont rejoint le Mont en fin d'après-midi, se donnant rendez-vous à l'entrée principale.
C'est au son de la cornemuse qu'ils ont gravi en procession les ruelles jusqu’à l’église Saint-Pierre, où les accueillait Don Pierre Doat, prêtre de la Communauté Saint-Martin et recteur du sanctuaire du Mont-Saint-Michel. Il a rappelé aux participants le sens du patronage de saint Michel, un guerrier venu du ciel.
La cérémonie s’est poursuivie par une prière à l'archange, avant d'entonner le chant de la prière du para, composée par André Zirnheld, premier parachutiste tué au combat lors de la Seconde Guerre mondiale : "Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous reste, donnez-moi ce qu’on ne vous demande jamais, je ne vous demande pas le repos ni la tranquillité […]. Donnez-moi ce dont les autres ne veulent pas, mais donnez-moi aussi le courage, et la force et la Foi".
Pour cette quatrième édition consécutive avec le Noratlas, les conditions ont donc été particulièrement favorables et l'organisation par Kesa'Co Parachutisme impeccable. Les six rotations se sont déroulées sans contretemps météorologique ou mécanique, et tous les participants programmés ont pu sauter. Une journée sans mauvaise surprise, ce qui n'est pas toujours acquis pour ce genre de manifestation. Elle a tout de même été marquée par un évènement particulier et plus solennel.

Tandis que les largages des reconstituants ont repris, les chuteurs ayant sauté du Noratlas se regroupent autour du drapeau en hommage aux 11 victimes de l'accident de Tomblaine. Photo Pascal Durox
Hommage aux victimes de Tomblaine
Dans la dernière rotation du Noratlas, un hommage a été rendu aux 11 victimes de l'accident de Pilatus survenu le dimanche 28 juin 2026 à Tomblaine, près de l'aérodrome de Nancy-Essey (Meurthe-et-Moselle). Il a constitué à déployer sous voile un grand drapeau avec le portrait des cinq parachutistes biplaces et du pilote disparus dans le crash de l'avion. Confectionné avec la participation du SNPP et de SAAM Verspieren, ce drapeau était porté par Ludovic Chevé et sa passagère tandem, proche d'une des victimes.

Ludovic Chevé et sa passagère tandem, porteurs du drapeau en hommage aux 11 victimes de l'accident de Tomblaine. Photo Ludovic Chevet
"L'idée est venue d'Arnaud Couturon, qui était très proche d'Albéric, parachutiste professionnel et pilote tandem, une des 11 victimes de l'accident" explique Ludovic Chevé. "Au départ, Arnaud voulait faire sauter une amie proche d'Albéric, mais elle n'avait pas assez de sauts pour participer en solo sur le Mont-Saint-Michel, il m'a donc demandé de l'emmener en tandem. Et d'autres amie(e)s proches d'Albéric, parachutistes et non-parachutistes, ont souhaité se joindre à ce saut, soit en sautant solo ou en tandem. L'idée d'un grand drapeau en hommage aux autres victimes est ensuite venue naturellement. Il y avait également un deuxième drapeau avec le portrait d'Albéric, et qui devait être porté par Arnaud, mais il y a eu un souci et il ne s'est pas déployé correctement…

Ludovic Chevé et sa passagère tandem, en final avec le drapeau en hommage aux victimes de l'accident de Tomblaine. Photo L.Cendrine
Nous l'avons retrouvé près du mont et c'est là où nous l'avons déployé pour les photos, après la cérémonie en l’église Saint-Pierre, avec le père Doat. Tout au long de cette journée, il y a eu des moments chargés d'émotion, dans le Noratlas, puis en survolant le Mont-Saint-Michel sous voile, et lorsque nous nous sommes retrouvés au sol et ensuite dans l'église, autour de la prière du para. La symbolique de ces éléments réunis a été décuplée par le souvenir de nos amis disparus".

Dans la continuité de l'hommage aux 11 victimes de l'accident de Tomblaine, le drapeau avec le portrait d'Albéric est déployé devant l'abbaye du Mont-Saint-Michel.
Et encore des largages…
Tandis que les rotations de Noratlas et de Dakota s'enchainaient sur le Mont-Saint-Michel, un autre avion larguait lui aussi en continu de l'autre côté de la baie : il s'agissait du Cessna Caravan d'Abeille Parachutisme, en activité au Val-Saint-Père durant quatre jours, du vendredi au lundi. Abeille Parachutisme est un centre professionnel basé au Havre, qui organise régulièrement des déplacements en week-end sur l'aérodrome du Val-Saint-Père (près d'Avranches) et des sauts tandem en vue du mont Saint-Michel. Cette zone de sauts est bien sûr active durant le week-end de la Saint-Michel. Elle propose presque exclusivement du tandem, mais il y avait quelques places pour des parachutistes expérimentés, venus à l'occasion du week-end de la Saint-Michel.
Et puis en fin d'après-midi, tandis que le ciel était redevenu calme, sans les parachutes ronds ni les rectangulaires, un bruit familier s'est de nouveau fait entendre à proximité du Mont-Saint-Michel. C'était le Caravan d'Abeille Parachutisme qui prenait un axe de largage à la verticale du Couesnon, et donc bien éloigné du Val-Saint-Père. Rapidement, quelques parachutes "ailes" se sont ouverts, desquels des drapeaux ont été déployés. Il s'agissait d'un saut de démonstration pour accueillir l'arrivée d'une marche de 1100 kilomètres, dont le dernier tronçon partait (à 7 heures du matin) depuis le cimetière américain de Saint-James, pour arriver au Mont-Saint-Michel, soit une distance de 25,8 km.

Saut de démonstration pour l'arrivée de la marche solidaire de 1100 km Castres/Mont-Saint-Michel. Photo Association Vétéran Para
1.100 kilomètres de solidarité, de Castres au Mont-Saint-Michel
C'est par cette démonstration que s'est conclue l'activité parachutiste dans la baie du Mont-Saint-Michel, en ce samedi 26 septembre. Cette fois, la fraternité parachutiste s’exprimait aussi sur la terre ferme. Après 43 jours d’effort et quelque 1.100 kilomètres parcourus à pied et à vélo depuis le Tarn, deux anciens du 8e RPIMa de Castres, Patrick Belotti, président de l’association "Vétéran Para", et Jean-Yves Pencreach, ont achevé leur périple solidaire au Mont-Saint-Michel.
Partis à la mi-août, avec le soutien logistique de leur camarade Patrick Nodin, ils entendaient sensibiliser le public aux blessures physiques et psychiques des militaires, notamment au trouble de stress post-traumatique (TSPT). Pour les derniers kilomètres, plus de 250 militaires, vétérans et sympathisants, accompagnés de 40 lycéens castrais, se sont associés à leur démarche.
Organisée dans le prolongement du souvenir de l'embuscade d'Uzbin et à l'approche de la Saint-Michel, cette initiative a permis de recueillir 16.821 euros au profit des blessés de guerre et des victimes de traumatismes psychiques. Une belle illustration de la solidarité qui unit les générations de parachutistes, bien au-delà du service actif.

Les participants au saut de démonstration posent devant un drapeau aux couleurs de l'association "Vétéran Para". Photo Association Vétéran Para
Dès le début de l'année 2026, les organisateurs avaient demandé à Arnaud Couturon d'organiser cette prestation parachutiste. Il explique : "Je suis moi-même un ancien du 8RPIMa et de la section Carmin2 (section tombée à Uzbin en août 2008). J'ai bien sur accepter d'organiser le saut de démonstration, et il était important pour moi d'y participer et d'être là pour eux".
Et pour la Saint-Michel, le mardi 29 septembre ?
Il n'y eut aucun saut sur la zone le jour de la Saint-Michel. La belle météo du week-end avait commencé à se dégrader le dimanche après-midi, après les derniers sauts de Dakota et perturbant le programme d'Abeille Parachutisme, qui était parvenu à larguer entre les nuages, tout en annulant sa journée de lundi, suite aux prévisions défavorables.
Pour le mardi 29, les prévisions étaient tout autant défavorables, contraignant Mario Gervasi à annuler les sauts qui étaient prévus ce jour-là, dans la continuité de son Opération Mont-Saint-Michel de l'an dernier, toujours en collaboration avec l'École de parachutisme de Vannes-Bretagne, et dans le but de présenter un grand projet pour 2027.
Mario Gervasi était tout de même sur place, en compagnie d’Adeline Delecroix. C'est en tant que citoyen(e)s d’honneur du Mont-Saint-Michel qu'ils ont été reçus tous les deux officiellement par Jacques Bono, maire de la commune du Mont-Saint-Michel, et en compagnie de Don Pierre Doat, recteur du sanctuaire du Mont-Saint-Michel, et de Phillipe Delestrange, artiste peintre qui a dédicacé quelques-unes de ses œuvres.
Cette visite était aussi l'occasion de se recueillir dans l’église Saint-Pierre, où se trouve la plaque commémorative du saut des quatre parachutistes sur la terrasse ouest de l'abbaye du Mont-Saint-Michel, le 8 mai 2025.

Réception en mairie du Mont-Saint-Michel (de gauche à droite) : Don Pierre Doat (recteur du sanctuaire du Mont-Saint-Michel), Phillipe Delestrange (artiste peintre), Mario Gervasi (parachutiste et citoyen d’honneur du Mont-Saint-Michel), Adeline Delecroix (parachutiste et citoyen d’honneur du Mont-Saint-Michel), Jacques Bono (maire de la commune du Mont-Saint-Michel).

Dans l’église Saint-Pierre, Mario Gervasi et Adeline Delecroix posent devant la plaque commémorative du saut du 8 mai 2025 sur la terrasse ouest de l'abbaye du Mont-Saint-Michel.
GALERIE PHOTO
Encore plus d'images de la Saint-Michel 2026, avec des photos de groupe, à l'embarquement et après l'atterrissage. (Cliquer sur une des photos pour l'agrandir et afficher la galerie en mode diaporama).
- Photo Guy Marceaux
- Photo Joël Bonnel
- Photo Pascal Durox
- Photo Pascal Durox
- Photo Guy Marceaux
- Photo Pascal Durox
- Photo Pascal Durox
- Photo Bruno Passe
- Photo Pascal Durox
- Photo Pascal Durox
- Photo Pascal Durox
POUR EN SAVOIR PLUS…
Le mont Saint-Michel
Classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, le mont Saint-Michel est un site emblématique, mais aussi un secteur dont le survol est réglementé. Les largages de parachutistes nécessitent des autorisations spécifiques et une organisation adaptée aux contraintes locales.
Les vastes étendues d'herbus, ou prés-salés, situées dans la baie permettent l'aménagement de zones d'atterrissage. Les parachutistes militaires y ont longtemps effectué des largages à l'occasion de la Saint-Michel, avant que des manifestations ouvertes aux parachutistes civils et sportifs soient également organisées.
Pour en savoir plus : les reportages publiés dans ParaMag sur les rassemblements de 2017, 2018 et 2024 (voir liens ci-dessous).
Saint Michel, patron des parachutistes
La Saint-Michel est célébrée chaque 29 septembre. L'adoption de l'archange saint Michel comme patron des parachutistes français trouve ses origines dans la Seconde Guerre mondiale, puis dans la guerre d'Indochine.
Cette tradition, initialement militaire, s'est également développée dans le parachutisme civil et sportif, notamment grâce aux anciens parachutistes militaires ayant poursuivi leur pratique après leur service.
Pour en savoir plus : l'article ParaMag consacré à l'édition 2024 (voir lien ci-dessous).
Le Nord 2501 "Noratlas" n° 105
Immatriculé F-AZVM, le Nord 2501 n° 105 est le dernier Noratlas en état de vol. Cet ancien avion de transport militaire, utilisé notamment pour les largages de parachutistes entre 1954 et 1986, est aujourd'hui maintenu en état de vol par l'association Le Noratlas de Provence.
Classé monument historique, il peut emporter 24 parachutistes en ouverture automatique, accompagnés de trois largueurs, ou 27 chuteurs. Les largages s'effectuent par les deux portes latérales de la soute.
Pour en savoir plus : les articles ParaMag consacrés aux éditions 2023, 2024 et 2025 (voir liens ci-dessous), ou la deuxième partie de cet article.
Les reconstituants
Les reconstituants (aussi dénommés les "reconstitueurs") sont des passionnés d’histoire militaire, civils ou anciens parachutistes, qui cherchent à revivre les sensations des sauts militaires en parachute hémisphérique à ouverture automatique. Regroupés en associations, ils commémorent les sauts historiques de la Seconde Guerre mondiale (du D-Day et d’événements similaires.) sur les sites de parachutages, souvent avec des avions d’époque, pour rendre hommage aux soldats alliés.
Ils s’entraînent à sauter à basse altitude, en tenue et matériel d'époque reconstitués, avec des voiles légèrement modernisées. Né il y a une quinzaine d’années, ce mouvement mondial continue de prospérer. En France, trois associations de reconstituants sont connues : Airborne Center, Airborne School Normandy et RCPT (Round Canopy Parachute Team).
Ne manquez pas la deuxième partie de cet article : "UNE HISTOIRE AERONAUTIQUE HORS DU COMMUN", qui traite des 70 ans du Noratlas 105 (suivre le lien page 2 ci-dessous pour y accéder).
À lire également
En version numérique :
● Article "Les drop-zones de la Saint-Michel 2025" paru en octobre 2025.
● Article "La Saint-Michel 2024, une édition sucrée-salée dans la baie du mont Saint-Michel" paru en octobre 2024.
● Article "Mont Saint-Michel 2023", paru en octobre 2023.
En version papier :
● Article "Sauts d'Antonov 2 dans la baie du mont Saint-Michel - Aux alentours de la Saint-Michel", paru en octobre 2022.
● Article "Sauts d'Écureuil B2 dans la baie du mont Saint-Michel - Aux alentours de la Saint-Michel", paru en octobre 2022.
● Article sur l'édition de 2020, avec le Cessna Caravan d'Abeille Parachutisme
● Article sur l'édition de 2018, article "Une galette au pied du mont Saint-Michel" paru dans ParaMag n°378 de novembre 2018.
● Article sur l'édition de 2017, article "Le survol de l'Archange, au plus près du mont Saint-Michel" paru dans ParaMag n°366 de novembre 2017.



























