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French Mate Training

Durant le "Nancy is Boogie"

Un entraînement du French Mate a réuni 24 freeflyers début septembre à l’EFP Nancy Lorraine. La recette fonctionne et c’est l’occasion d’expliquer à nos lecteurs ce qu’est le concept “French Mate”.


Récit par Bertrand Demont

L’incontournable boogie de Nancy du 1er au 4 septembre comptait au nombre de ses réjouissances un entraînement du groupe freefly des French Mate. Belle météo, organisation sans faille, avion à tranche arrière et collectif hors du commun furent les ingrédients d’une nouvelle spécialité Lorraine, prête à détrôner la quiche dans le cœur des paras.

C’est en 2016 que nait le concept d’un regroupement d’animateurs et compétiteurs de freefly, sous l’impulsion de Jérém du Gringos Flight Club. Alors que les workshops et autres skill camps de freefly déferlent sur les calendriers, encourager les initiateurs à gagner de l’autonomie et de l’expérience pour leader un saut dans un cadre relativement sûr est une idée résolument moderne. De l’Init’ B4 à l’animation de sauts d’angle à 6, 12 ou 24, il y a un monde. Plusieurs, même. Le French Mate a pour double objectif la découverte de ces mondes avec des freeflyers aguerris, ainsi que l’exécution de sauts de qualité en groupes homogènes.

En 2018, les formations s’agrandissent. En 2019, l’évènement dépasse le cadre de l’hexagone avec un French-Dutch Mate à Séville, réunissant le meilleur du freefly français et hollandais dans une fraternité mémorable.

Jérem et Cyrill emmènent une double trace à 24- Photo Benoît Alziary Photography

L’engouement croissant pour chaque édition doit évidemment beaucoup à la qualité des initiateurs et compétiteurs qui y contribuent, à commencer par Cyrill Padieu de l’équipe Skynonymous, présent aux côtés de Jérém sur cette édition et depuis le début. Mais le freefly ne saurait vivre sans ces images qui font vibrer les participants passés comme futurs. Le travail incomparable de TiBen (Benoît Alziary Photography) fait, cette année encore, référence en la matière.

À Nancy en ce début septembre, il s’agissait  d’un entrainement. 24 participants, pour remplir le Skyvan de Pink Klatovy mobilisé par l’EFP Nancy Lorraine pour son boogie. Objectif : construire des sauts simples et progressifs – verticaux ou dans l’angle – à 3, 6, 12, voire 24. Pour chaque groupe, un ou plusieurs leaders qui co-construisent le saut avec les autres participants. Toute idée est bienvenue tant qu’elle est réalisable en sécurité, et qu’on y contribue  soi-même. On vole dans son slot de prédilection, afin de maximiser la réussite et la sécurité  du saut. Les diverses tailles de groupe permettent à chacun d’apporter sa pierre à l’édifice en tant que leader.

Rien de tel qu’une tranche arrière de Skyvan pour sortir un groupe compact – Photo Benoît Alziary Photography

D’ailleurs quelle machine, ce Skyvan ! On a tout juste le temps de monter, s’attacher et visualiser le saut deux fois, qu’on se trouve après quelques minutes debout devant le vide, entouré d’amis dont le sourire confiant indique que tout va bien se passer. Pour les sauts d’angle comme pour les verticaux, le Skyvan permet aux 24 flyers de se regrouper dans un point du ciel en moins de 10 secondes. Et ceci avec zéro travail de sortie à la maquette au sol, ce qui raccourcit les briefings.

Cyrill, Mathias et Pierre croisent leurs groupes dans l’angle – Photo Bertrand Demont

En matière de briefing nous avions, au menu pour cet entrainement : sauts d’angle à 6, sauts verticaux et d’angle à 12, sauts à 3 dans une compétition artistique et créative qui a vu sans surprise triompher l’équipe de Marco Mazzanti, et sauts à 24 dont les images envahissent déjà les  fonds d’écran et réseaux sociaux des participants. Dans les rares moments où la météo ne joue pas le jeu, on débriefe diverses vidéos pour progresser ensemble dans le leadership des sauts, et on échange sur les sujets qui continuent d’évoluer comme la séparation tête en haut.

Qu’a-t-on appris ? Malheureusement ou heureusement, des choses que l’on sait déjà. Qu’appliquer systématiquement les règles de base du freefly pour les approches, le niveau et la séparation, est d’autant plus vital lorsque le groupe grandit. Que lorsque le saut ne se déroule pas comme prévu, il ne reste que les automatismes de sécurité, ou la chance, pour éviter l’accident. Que la virtuosité de vol acquise en soufflerie ne remplace pas la vigilance de chacun dans le ciel – ‘’Fly aware’’ dirait Jean-Claude. À 3 ou à 12, il faut savoir où sont les copains. Que l’on peut aisément remettre à plus tard un saut dont les paramètres de sécurité ne sont pas satisfaisants. Qu’un saut n’est terminé qu’une fois tous rentrés au hangar ; c’est à ce moment qu’on se checke plutôt qu’en milieu de flare.

Nancy Azelot est un cadre idéal pour les sauts de formation – Photo Benoît Alziary Photography

À propos de rentrer au hangar : Bravo, et merci, à Olivier Métrot et à toute son équipe qui vérifient que tout sautant qui passe la tente à l’embarquement est bien équipé, et rentre bien au hangar après le saut. Le déploiement et la coordination des équipes au sol à l’occasion de Nancy is Boogie sont impressionnants, et rassurants. Le travail des pilotes dans le ciel comme des équipes au sol pour faire tourner la séance est remarquable. Le terrain est immense, permettant des atterrissages en toute sécurité. Les internationaux qui passent à Nancy – l’entraînement du French Mate comprenait comme citoyens d’honneur une Chinoise et une Serbe – le reconnaissent et le disent.

Cet entraînement augure bien de l’édition annuelle du French Mate en préparation pour octobre au Centre Ecole de Parachutisme de Cahors. Les groupes et les programmes de saut sont abordés de façon plus communautaire, et plus pédagogique, que pour un skill camp. Les organisateurs comme les participants ont hâte d’y être.

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Les participants
(Dans l’ordre alphabétique des prénoms)
Anais Peyrat, Anja Obradovic, Arnaud Marinho, Benjamin Belanger, Bertrand Demont, Cédric Martin, Céline Jung, Cyrill Padieu, Franck Lorin, Guillaume Doisy, JC Stettler, Jérémy St-Jean, Johan Mlouka, Julien Amerant, Keyvan Davarpanah, Laurent Balmain, Lu Gao, Marc Unterseh, Marco Mazzanti, Mathias Skupin, Olivier Lambert, Pascal Bazin de Jessey, Philippe Hennequin, Pierre Kerambellec, Vianney d’Araquy.

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Le mot d’un organisateur
Par Jeremy Saint-Jean
Le training a été encadré par Cyrill Padieu et moi-même. Plus de 528 sauts sauts ont été réalisés sur ces quatre jours et nous sommes très satisfaits de la qualité technique de ce training French Mate.
Pour information, ces trainings permettent aux initiateurs ou compétiteurs d’intégrer le French Mate, de se connaître un peu mieux, de voler ensemble et ainsi d’évaluer le potentiel de chacun. Cela nous permet de constituer des groupes de niveau homogène pour la grosse édition de fin d’année ou les sauts sont leadés par les participants eux-mêmes.
Ce format permet également d’améliorer les compétences des participants en matière de leading, et nous allons continuer à accentuer dans ce sens.
Les dates 2023 sortiront très prochainement sur la page Facebook «French Mate».

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À lire également
Article “French Mate à Séville” paru dans le ParaMag n° 379 de décembre 2018
Article “French Mate / Dutch Mate” paru dans le ParaMag n° 392 de janvier 2020
Article “Team Los Gringos” paru dans le ParaMag n° 397 de juin 2020
Article “DZ Tour Los Gringos” paru dans le ParaMag n° 399 de septembre 2020

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MINI GALERIE PHOTOS

Encore plus de photos du French Mate à Nancy, avec les contributions de Benoît Alziary et de Bertrand Demont. (Cliquer sur une des photos pour l’agrandir et afficher la galerie en mode diaporama).

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