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La France est 7 fois championne du monde !

Moisson de médailles françaises aux championnats du monde de parachutisme

Après la cérémonie d'ouverture des championnats du monde à Eloy, la délégation française pose pour la photo. Photo FAI - Marcus King

Aux États-Unis, les équipes de France ont réussi un véritable hold-up sur les médailles, montant sept fois sur les podiums et médaillées au moins une fois dans chaque discipline où elles étaient engagées.

Texte par Bruno Passe
Photos FAI (@airsports.fai) / Marcus King (@skytribe)

Les championnats du monde de vol relatif, disciplines artistiques, pilotage sous voile et speed skydiving se sont déroulés du 18 au 24 octobre 2025 à Eloy (Arizona), aux États-Unis. Ils étaient précédés de quelques jours par les championnats du monde de voile contact et wingsuit, c'était du 7 au 15 octobre à Lake Elsinore, en Californie. Encore un peu plus tôt dans la saison, du 29 août au 5 septembre, c'est en Slovaquie que se sont déroulés les 39° championnats du monde de précision d'atterrissage et de voltige.

Au total, les équipes de France décrochent sept titres de champions du monde et elles sont médaillées neuf fois : sept fois en or, deux fois en argent et deux fois en bronze.

Photo FAI - Marcus King

En Slovaquie, l'équipe de France a gagné une médaille d'argent en PA individuel (Sylvain Ferroni) et une médaille de bronze en PA par équipe femmes (Pascale Dumarcet, Laura Jaguelin, Typhaine Meyer, Leocadie Ollivier de Pury, Maud Serve, Lois Baal (remplaçante).

Les résultats du voile contact et de la wingsuit - disciplines dans lesquelles les équipes de France ont gagné deux médailles d'or (voile contact à 2 et voile contact séquence à 4) et une médaille d'argent (wingsuit acrobatique) - ont déjà été publiés dans un article précédent.

En Arizona, à Eloy, les équipes de France ont continué leur moisson de médailles ! C'est le fameux centre Skydive Arizona qui a accueilli les 256 compétiteurs, représentant 29 nations et engagés dans :
- les 27° championnats du monde de vol relatif,
- les 16° championnats du monde de disciplines artistiques,
- les 11° championnats du monde de pilotage sous voile,
- les 5° championnats du monde de freestyle en pilotage sous voile,
- les 5° championnats du monde de speed skydiving.

La fameuse drop zone Skydive Arizona, vue du ciel. Photo FAI - Marcus King

En cette fin du mois d'octobre, la météo n'a pas été idéale en Arizona, mais les organisateurs ont su tirer le meilleur parti de chaque fenêtre propice aux sauts, menant ainsi à bien l’intégralité des manches de compétition.

Rina Gallo, la présidente de l'ISC (International Skydiving Commission), la commission de parachutisme au sein de la FAI (Fédération Aéronautique Internationale), a déclaré : "Skydive Arizona accueille depuis longtemps des compétitions dans différentes disciplines du parachutisme et contribue au développement de notre sport. Malgré les conditions difficiles, les organisateurs se sont surpassés pour offrir aux athlètes toutes les chances de mener à bien leurs épreuves. Je remercie toutes les personnes impliquées et félicite nos nouveaux champions du monde."

Évolution d'un compétiteur de pilotage sous voile sur le swoop pond. Photo FAI - Marcus King

Et parmi ces nouveaux champions du monde, il y a beaucoup de Français(e)s ! La France a dominé le vol relatif et les épreuves artistiques avec quatre médailles d'or. Et les équipes de France sont médaillées au moins une fois dans les championnats où elles étaient engagées. C'est-à-dire tous, à l'exception du freestyle en pilotage sous voile, du vol relatif à 8 et du speed skydiving.

Embarquement pour une manche de vol relatif à 4, les Français sont accompagnés par leurs supporters. Photo FAI - Marcus King

Avant de publier les résultats (en deuxième partie d'article),voici un focus sur les équipes de France championnes du monde et/ou médaillées d'or, d'argent ou de bronze.

Les équipes de France championnes du monde

● L'équipe de France de vol relatif à 4 open "Aethers", composée de Damien Gouriou, Clémentine le Bohec, Tom Mattoni, Mathieu Quizy, Alban Rumolo et Cameron Malie (videoman).

Ultime répétition pour l'équipe de France de vol relatif à 4 open "Aethers". Photo FAI - Marcus King

Après une première manche en dessous de leurs espérances, les Français sont rapidement remontés en tête de classement où ils ont tenus leurs poursuivants à distance jusqu'à la 10° manche. La lutte pour la médaille d’argent s’est jouée de façon très serrée entre les États-Unis et la Belgique, jusqu'à une 11° manche de départage. Fait remarquable, les deux équipes ont de nouveau terminé cette manche à égalité, ce qui a nécessité de déterminer le classement final en se conformant au règlement de la compétition. C'est ainsi que les États-Unis ont remporté l’argent et la Belgique le bronze.

L'Excalibur, la fameuse épée-trophée du vol relatif, est donc revenue aux mains des Français(e)s, 16 ans après le dernier titre gagné par la France en vol relatif à 4, c'était en 2010. Les spécialistes disent que "l'épée est revenue à la maison", car les équipes de France ont gagné les championnats du monde de VR-4 en 1987, 1989, 1991, 1993, 1999, 2003 et 2010.

Photo FAI - Marcus King

Autre fait marquant : Clémentine le Bohec est la première Française à être titrée championne du monde en vol relatif à 4 open. C'est d'autant plus marquant qu'elle gagne avec son équipe alors qu'elle était remplaçante de Mathieu Quizy, qu'un problème de santé a éloigné temporairement de la pratique durant l'été et qui était encore en convalescence lors des championnats du monde. Le défi était immense pour Clémentine qui n'avait plus sauté depuis six ans, et immense aussi pour toute l'équipe, car le temps d'entraînement restant était très court.

C'est donc une belle histoire pour laquelle l'équipe de France de VR-4 open a écrit le dernier mot en lettres d'or, et les noms de ses membres resteront donc gravés sur le socle de l'Excalibur.

Alexandra Petitjean (à gauche) et Clémentine le Bohec : à Eloy, ces deux compétitrices françaises ont ajouté une spécificité technique à leur palmarès déjà bien fourni. Photo FAI - Marcus King

● L'équipe de France de vol relatif à 4 féminin "Nephtys", composée de Gaëlle Giesen, Paméla Lissajoux, Alexandra Petitjean, Marie Pineau, Élise Poindron, Godeleine de Saint Just (vidéowoman).
Les Françaises ont dominé largement la compétition, devançant les États-Unis de 43 points et la Norvège de 72 points. Autre fait marquant : Alexandra Petitjean est déjà championne du monde en voile contact séquence à 2 en 2022, 2021 et 2018 et en voile contact séquence à 4 en 2014. Alexandra Petitjean est donc la première femme à être titrée championne du monde dans les deux disciplines : le voile contact et le vol relatif.

Ultime répétition pour l'équipe de France de vol relatif à 4 féminin "Nephtys". Photo FAI - Marcus King

● L'équipe de France de freefly "Smashed Patatas", composée de Romain Blois, Stephan Garin, Jules Humbert (vidéoman).
La compétition a été particulièrement serrée en freefly, les Français ont eu fort à faire, au coude à coude avec l'équipe du Kirghizistan (dans laquelle on retrouve Yohann Aby, ancien membre de l'équipe de France et triple champion du monde). Ils gagnent avec 0,3 point d’avance tandis que l’Allemagne décroche la médaille de bronze.

L'équipe de France de freefly "Smashed Patatas" est interviewée par la chaine YouTube locale. Photo FAI - Marcus King

● L'équipe de France 1 de freestyle "Medjay", composée de Lucas Colin, Mateo Limnaios (vidéoman).
Là aussi les Français ont dominé largement la compétition, en tête du début jusqu'à la fin, ne cédant que 0,1 point (sur la dernière manche) à ses poursuivants de Pologne, ils gagnent avec une belle avance de 2,3 points.

Sur le podium, l'équipe de France 1 de freestyle "Medjay" arbore un portrait de Pierre Wolnik, champion du monde de freefly 2024 avec l'équipe de France, et disparu dans un accident en 2025. Photo FAI - Marcus King

Les médaillé(e)s français(e)s

● En pilotage sous voile, où le niveau était extrêmement élevé entre les 45 compétiteurs représentant 19 pays, Cedric Veiga Rios a décroché l'or en distance, mais l'équipe de France n'est pas parvenue cette année à tirer son épingle du jeu. Au classement général, Cedric Veiga Rios se classe 6°, Aurélien Lemaire 8°, Gerard Burnside 9° et Clément Brissaud 18°.

Évolution d'un compétiteur français sur le swoop pond. Photo FAI - Marcus King

● L'équipe de France 2 de freestyle "Eaglets", composée de Laurie Lubbe, Adrien Gallot (vidéoman), monte sur le podium, gagne la médaille de bronze et affiche deux belles manches d'imposé à 9.0 et 9.3 points.

L'équipe de France 2 de freestyle "Eaglets". Photo FAI - Marcus King

Et dans les autres disciplines (celles où la France n'était pas engagée) ?

En vol relatif à 8, on retrouve le même podium qu'en 2024 (États-Unis - Qatar - Allemagne) et une participation qui stagne à cinq équipes (comme en VR-4 féminin avec quatre équipes). Et cette année, il n'y a pas eu d'épreuves en VRV (vol relatif vertical), faute d'équipes participantes.

En pilotage sous voile, l'américain Curt Bartholomew a défendu avec succès son titre mondial au classement général, devançant Cornelia Mihai (Émirats arabes unis) et George Sheather (Australie). L'Américain remporte également la médaille d'or dans l'épreuve de précision, l'épreuve de vitesse et en freestyle.
Tandis que la France, représentée par Cédric Veiga Rios, a décroché le titre mondial de distance, l'Italie a remporté la médaille d'or au classement combiné par nation.

Embarquement en hélicoptère pour des compétiteurs de pilotage sous voile. Photo FAI - Marcus King

En freestyle (pilotage sous voile), derrière Curt Bartholomew (États-Unis) on trouve Mario Fattoruso (Italie) et Jeannie Bartholomew (États-Unis). Les États-Unis ont également remporté l’or au classement combiné par nation, suivis par l’Italie et l’Australie.

Évolution d'un compétiteur de freestyle en pilotage sous voile. Photo FAI - Marcus King

Ces championnats ont également été marqués par l'annonce faite par la FAI en ce qui concerne les Jeux mondiaux de 2029 à Karlsruhe, en Allemagne, où le pilotage sous voile figurera au programme des épreuves.

En speed skydiving, les épreuves ont été très serrées et marquées par une vague de records.
L'Espagnol Sebastián García Gutiérrez a remporté le titre mondial dans la catégorie Open, terminant avec moins de 2 km/h d'avance sur le champion du monde en titre Niklas Daniel (États-Unis), tandis que Simon Walsh (Australie) a décroché la médaille de bronze. L'Australienne Natisha Dingle a conservé son titre féminin, devenant ainsi la première femme à atteindre une moyenne générale supérieure à 500 km/h, devant Tanita Rutherford (Australie) et Ingrid van Deelen (Pays-Bas).

Embarquement de l'Américain Niklas Daniel qui a remis en jeu son titre de champion du monde 2024 de speed skydiving. Photo FAI - Marcus King

Thorsten Morhaus (Allemagne) est devenu le premier champion du monde en catégorie "master" (compétiteurs âgés de 50 ans et plus), devant Robert Pelka (Allemagne) et Daniel Hagström (Suède). L’Australie a remporté le titre par équipe mixte, tandis que les États-Unis ont décroché l’or au classement par nation.

À Eloy, les performances ont atteint de nouveaux sommets, avec onze concurrents affichant une moyenne supérieure à 500 km/h, contre seulement quatre en 2024. Les vitesses ont dépassé les 510 km/h chez les femmes et les 560 km/h chez les hommes, avec quatorze records de compétition et quatre records de performance établis, tous en attente de ratification par la FAI. Ces exploits reflètent les progrès techniques réalisés dans cette discipline relativement jeune, combinés aux conditions climatiques favorables (chaleur et sécheresse) de l’Arizona, où la faible densité de l’air contribue à réduire la traînée.

À lire également...

Notre article "Allez la France", publié au début des championnats du monde à Eloy, et qui rassemble les liens vers les pages des équipes de France sur les réseaux sociaux, les récap' journaliers en vidéo, les résultats officiels, la délégation française, les médaillés français à Lake Elsinore, etc.

La délégation française des disciplines artistiques va embarquer pour une nouvelle manche, elle est accompagnée de l'entraîneur Sébastien Chambet (à gauche) et de Cristina Azevedo, cheffe de délégation. Photo FAI - Marcus King

LES RÉSULTATS


VOL RELATIF

VR-4 open
Sur 13 équipes et total sur 10 manches
1 - France : 264 points
2 - États-Unis : 257 points
3 - Belgique : 257 points

Podium vol relatif à 4 open (Photo FAI - Marcus King)

VR-4 féminin
Sur 4 équipes et total sur 10 manches
1 - France : 206 points
2 - États-Unis : 163 points
3 - Norvège : 134 points

Podium vol relatif à 4 féminin (Photo FAI - Marcus King)

VR-8
Sur 5 équipes et total sur 10 manches
1 - États-Unis : 196 points
2 - Quatar : 186 points
3 - Allemagne : 139 points

Podium vol relatif à 8 (Photo FAI - Marcus King)

DISCIPLINES ARTISTIQUES
Freefly
Sur 5 équipes et total sur 7 manches
1 - France : 54,7 points
2 - Kyrgyzstan : 54,4 points
3 - Allemagne : 49 points

Podium disciplines artistiques - Freefly  (Photo FAI - Marcus King)

Freestyle
Sur 6 équipes et total sur 7 manches
1 - France 1 : 62,4 points
2 - Pologne : 60,1 points
3 - France 2 : 59,5 points

Podium disciplines artistiques - Freestyle  (Photo FAI - Marcus King)

PILOTAGE SOUS VOILE
Général
Sur 45 compétiteurs
1 - Curt Bartholomew (États-Unis) : 851.334 pts
2 - Cornelia Mihai (Émirats Arabes Unis) : 821.259 pts
3 - George Sheather (Australie) : 761.424 pts

Podium pilotage sous voile (Photo FAI - Marcus King)

Précision
Sur 45 compétiteurs et total sur 3 manches
1 - Curt Bartholomew (États-Unis) : 280.795 pts
2 - Cornelia Mihai (Émirats Arabes Unis) : 275.836 pts
3 - George Sheather (Australie) : 270.795 pts

Vitesse
Sur 45 compétiteurs et total sur 3 manches
1 - Curt Bartholomew (États-Unis) : 295.166 pts
2 - Cornelia Mihai (Émirats Arabes Unis) : 291.436 pts
3 - Joe Mann (Royaume Uni) : 283.022 pts

Distance
Sur 45 compétiteurs et total sur 3 manches
1 - Cedric Veiga Rios (France) : 296.889 pts
2 - Curt Bartholomew (États-Unis) : 275.373 pts
3 - Gonçalo Resende (Portugal) : 265.569 pts

Podium distance en pilotage sous voile (Photo FAI - Marcus King)

Combiné par nation
Sur 7 nations
1 - Italie : 2039.775 pts
2 - États-Unis : 2030.753 pts
3 - Australie : 1986.016 pts


FREESTYLE EN PILOTAGE SOUS VOILE
(La France n'était pas engagée dans cette discipline.)

Individuel
Sur 27 compétiteurs et total sur 3 manches
1 - Curt Bartholomew (États-Unis) : 297.984 pts
2 - Mario Fattoruso (Italie) : 252.394 pts
3 - Jeannie Bartholomew (États-Unis) : 198.547 pts

Podium freestyle en pilotage sous voile (Photo FAI - Marcus King)

Combiné par nation
Sur 5 nations
1 - États-Unis : 680.755 pts
2 - Italie : 435.236 pts
3 - Australie : 433.062 pts

SPEED SKYDIVING
(La France n'était pas engagée dans cette discipline.)

Open
Sur 47 compétiteurs et total sur 8 manches
1 - Sebastian Garcia Gutierrez (Mexique) : 4324.73 pts
2 - Niklas Daniel (États-Unis) : 4313.29 pts
3 - Simon Walsh (Australie) : 4269.78 pts

Féminin
Sur 13 compétitrices et total sur 8 manches
1 - Natisha Dingle (Australie) : 4004.69 pts
2 - Tanita Rutherford (Australie) : 3967.41 pts
3 - Ingrid van Deelen (Pays Bas) : 3786.85 pts

Master
Sur 5 compétiteurs et total sur 8 manches
1 - Thorsten Morhaus (Allemagne) : 3995.14 pts
2 - Robert Pelka (Pologne) : 3977.37 pts
3 - Daniel Hagström (Suède) : 3838.40 pts

Equipe mixte
Sur 13 équipes et total sur 3 manches
1 - Australie 1 : 1558.33 pts
2 - Australie 2 : 1498.78 pts
3 - États-Unis 1 : 1483.70 pts

Nations
Sur 6 nations et total sur 8 manches
1 - États-Unis : 4180.75 pts
2 - Australie : 4104.24 pts
3 - Allemagne : 4049.23 pts

Podium de speed skydiving, classement par nations (Photo FAI - Marcus King)

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